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" L'île aux fleurs "
envoyé par painteau
De Jorge FURTADO, pour plus de précisions concernant ce document exceptionnel : http://www.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=147
avec toutes nos salutations
-Foule très dense (On peut l’expérimenter par exemple sur certaines lignes de métro entre 18h et 19h)
-Mécanisme destiné à exercer une pression sur un solide pour le comprimer ou y laisser une impression (Chaque mot de cette définition peut être pris au sens propre, mais c’est au figuré qu’il prend toute sa valeur : La « Presse » exerce-t-elle une pression ? Qui est aux commandes du « mécanisme » destiné à comprimer la « solide » boite crânienne de ses lecteurs ou de ses auditeurs. L’écrasement des neurones permet de laisser une « impression », sorte d’estampille égalitaire pour unifier le troupeau)
-Presse à emboutir (celle qui enfonce,qui défonce, qui lamine, qui peut aller jusqu’à pousser au suicide ceux qui n’ont pas la résistance des voyous aguerris de la politique ou de la haute finance – à vous de mettre des noms-
-Presse à balancier (qui au « i » près, rejoint la précédente en faisant les poubelles pour appâter le gogo)
-Fait d’imprimer ( « imprimer »… du temps où ce n’était pas un petit clic sur un déroulant d’ordinateur, ça évoquait un typographe aux mains noircies par l’encre.Ça évoquait aussi les jolis casiers de bois dans lesquels les doigts agiles allaient piocher les lettres et qui maintenant servent de décorations sur les murs des vieux babas-bobos)
-La Presse c’est aussi l’ensemble des publications périodiques (journaux, hebdomadaires, mensuels) et des organismes qui s’y rattachent : La Grande Presse (par opposition, je n’ai pas trouvé la « petite presse ») La Presse à grand tirage (on parle moins de la presse à « petit » tirage) La Presse du Cœur (existe-t-elle encore cette presse qui faisait battre le cœur de nos grand-mères avec ses romans photos à l’eau de rose ?)
Enfin, cette PRESSE qui se « dépêche » de sortir ses nouvelles, ses « scoops », ses scandales, sans les vérifier, afin de nourrir l’insatiable vox populi vaut toujours mieux que le PQ, papier glacé que l’on nomme si joliment « Tabloïds » pour ne pas dire…
Bon suffit ! Assez de Presse-citron, de Presse-papiers, de Presse-purée, je passe la main.
Humeur de Michèle Laurence
Un petit livre édité aux éditions L' ARBALETE.
Petit par sa taille et son nombre de pages...
Petit par son prix de l'époque...
Mais GRAND, TRES GRAND de par son auteur et son sujet.
C'est pourquoi, aujourd'hui, je prend la décision de vous citer quelques passages.
Pour les découvrir, il vous faudra parcourir MAB (Melting ArtBlog) car sous chaque article déjà présent, les mots de Genet et l'esprit d' Alberto vous salueront de leurs conversations...
AU PRIX DU BARIL
Les rues pissent le sang
Pas trop loin en Orient Techniques mixtes sur toile 20X20
Et je hurle Occident
Avec tous les enfants
Des trains maslsains
Grondent sur plein
De rails faux destins
D’espoirs riz en grains
Pour des tas de possibles
Survies corps nubiles
Prieres aux yeux immobiles
Imolés sur papier bible
D’ici où d’ailleurs
Pour une croix pour un cœur
Les enfants sont des fleurs
D’où germent dans la peur
Les Futurs en soleil
Des sourires en merveilles
Des bouches ouvertes à l’éveil
Pour oublier qu’ils sont pareils
A ceux qui en vacances
Gâtés pourris là ,dependance
Demandent avec inconvenence
Encor et avec impatience
Une Play Station dernier cri
Prix pour mille vies
Accordés sans envie
Caprice évité, mal appris
La soupe est claire
Là bas en tous pays fiers
Et contre quelques manières
On mange partage pour hier
Et demain car le jour
Dira combien les vautours
Auront en contre et en pour
Laissé en vrac dans une cour
Entassement de bidons
En eau moins que bonbons
Des pains rassis et longs
Et poignée de riz sur ponton
Car un soldat est mort, : un blond
Et il repard en cerceuil de plomb
Sous un ciel bas que l’on confonds
Medailles distribuées sur le pont
Devrait jouer au ballon , la mort
N’est pas difficile et de tous bords
Et prend les enfants encor et encor
Se tord les mains sans pleurs versés
Trop de temps pour une verité
Trop de gens pour des poignées
Serrées de mains inconnues
Pour la Gloire venue
Photo du heros attendue
De ses bouchers si imbus
Des autres : Morts combattants
Dues dit-on ,par des commandants
Forts, du droit , criminels affligeants .
Ici où ailleurs on ferme les yeux
Qui pour le commun sera dit pieux
Mais surtout et dans tous les lieux
Pour beaucoup de « Pognon »
Ici, ailleurs les enfants sont toujours
Les mêmes , ils meurent pour
Qu’importe ce qu’elle soit ce jour
Les enfants partout pèsent lourds
Au cœur de ceux qui en meurent d’Amour
RAZAVIF/Aude Wie (02/2007)
... Il n'est pas à la beauté d'autre origine que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu'il préserve et où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde. Il y a donc loin de cet art à ce qu'on nomme misérabilisme. L'art de Giacometti me semble vouloir découvrir cette blessure secrète de tout être et même de toute chose, afin qu'elle les illumine.
" l'atelier d'alberto giacometti "
de Jean Genet
Editions L'arbalète
Tiphainette
... La chambre, celle d'Annette et la sienne, est parée d'un joli carrelage rouge. Autrefois, le sol était de terre battue. Il pleuvait dans la chambre. C'est, la mort dans l'âme, qu'il s'est résigné au carrelage. Le plus joli, mais le plus humble qui soit. Il me dit qu'il n'aura jamais d'autre habitation que cet atelier et cette chambre. Si c'était possible, il les voudrait encore plus modestes.
Déjeunant un jour avec Sartre, je lui répète ma formule à propos des statues : " C'est le bronze qui a gagné ".
" C'est ce qui pourrait lui faire le plus grand plaisir ", me dit Sartre. " Son rêve serait de disparaître complètement derrière son oeuvre. Il serait encore plus heureux si c'était le bronze, qui, de lui-même, s'était manifesté."
Afin de mieux apprivoiser l'oeuvre d'art, j'utilise d'habitude un truc : je me mets, un peu artificiellement, en état de naïveté, je parle d'elle - et je lui parle aussi, sur le ton le plus quotidien, je bêtifie même un peu. D'abord je m'approche. Je vous parle des oeuvres les plus nobles, - et je m'efforce de me faire plus naïf et plus maladroit que je ne le suis. J'essaie ainsi de me défaire de ma timidité...
" l'atelier d'alberto giacommetti "
de Jean Genet
Editions L'arbalète
Incubus 1
... Refusant de poursuivre avec lui une conversation sans bonheur, je voulus lire, mais malgré moi je regardais ce petit vieux : il était très laid...
... "N'importe qui, me dis-je, peut être aimé pa-delà sa laideur, sa sottise, sa méchanceté"...
... Ne nous méprenons pas : il ne s'agissait pas d'une bonté venant de moi, mais d'une reconnaissance. Le regard de Giacometti a vu cela depuis longtemps, et il nous le restitue...
" l'atelier d'alberto giacometti "
de Jean Genet
Editions L'arbalète









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