Entrée libre

    


















   

   

Le mois de novembre s'achève doucement.

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Nous en sélectionnerons 3 que nous soumettrons au vote dès dimanche soir.

Merci de votre participation.


Samedi 28 novembre 2009
- Publié dans : meltingartblog - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
L'aurore de ses chimères recule une dernière fois.  Le monde rit devant cet amas vivant, aléa cicatriciel. Deux êtres pansent leurs brûlures, s'égrainent les jours au firmament. L'osmose couronne sa tête d'un soleil ardent. La rencontre la propulse dans le sommeil. De lien en lien, elle dévisage les images qui cohabitent. Le silence se nourrit, implacable et fier, au cœur du labyrinthe, elle erre dans la nuit.

Dans les coins, elle entend sa respiration haletante. Il touche de sa langue son corps endormi. Elle passe la porte. La énième porte. Il jette l'ancre sur sa poitrine. Son contact fait craquer sa peau tendre. Ses feux enfourchent la créature inconsciente. Elle succombe aux désirs obsédants. Immersion dans une lave de jouvence. Il transperce. Une perle roule le long de ses courbes. Elle éclate en mille particules. Tous les joyaux de la terre se libèrent. Farandole, alchimie.

Il ouvre la porte et s'introduit dans son corps de jade. Spasme, tremblement. La créature cède place, un instant, au fertilisateur brûlant. Une guirlande de cocotte en papier s'éclaire par combustion.

La magie prend forme. Des étincelles fusent, le feu pénètre tout son organisme. Il ronge et se nourrit des palpitations de la chair.  Les portes battantes s'ouvrent sur un visage boursouflé. Les mains tissent encore l'œuvre non achevée : le tapis qui enfantera le bouquet final, une couverture de feuillage incandescent.

Déterminée à entrer dans l'exergue du refuge. Loin du souffle chaud du dragon. Elle se promène de rives en rives. Les eaux s'approchent et entonnent des mélodies ivres. Un appel au loin, résonance. Ses seins ondulent, elle danse. Poudre lancinante sur la plaie. Nourrice jetée au sort des oraisons laiteuses. La tête collée sur la bouche matricielle. Elle se couche dans son lit d'herbe roussi, dort jusqu'au prochain battement. Les rides se creusent au vent du temps. S'échappe la brume d'une caresse sur l'esprit. La main se balance mollement, enchevêtrement de ses créations. Elle dépoussière et recommence, au coin de ses vertus, les cheveux se défrichent. Les racines à midi, il est minuit. Une étoile dansante se pose sur son corps. Doux réveil, son salvateur. Elle renaît de ses cendres.


Tableau : Vauerly
Texte : LuNa A
Jeudi 26 novembre 2009
- Publié dans : Les métamorphoses (novembre 2009) - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
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